Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
Les kurdes s’appretent à lancer l’invasion terrestre de l’Iran appuyés par les États-Unis et Israël qui ciblent la frontière iranienne ces derniers jours.
Le cadre que j’utilise depuis le début de cette guerre est celui d’une montée aux extremes.
Il est en train de se vérifier dans les faits mais pas encore à sa pleine mesure sur les marchés financiers qui risquent de réagir comme pour le COVID, d’une réaction initialement mesurée à la panique totale en une séance.
Nous en parlerons ce soir durant notre soirée sur les conséquences de la guerre en Iran.
Les États-Unis et Israël ont bombardé des postes-frontières, commissariats et bases en Iran occidental, dans le Kurdistan iranien, incluant Mariwan, Sanandaj, Mahabad et Dizli, pour cibler des installations des Gardiens de la Révolution de la police et des silos de missiles. Ces frappes visent clairement à affaiblir les défenses frontalières :
L’information a été rélayée notammment par Patricia Marins, une analyste en défense et sécurité, axée sur l’Europe et l’Eurasie. Elle est notamment reprise par Bruno Bertez en France. Son analyse est particulièrement précieuse depuis le début dfe cette guerre.
Le plan consiste à armer les forces kurdes afin qu’elles puissent lancer une invasion depuis l’ouest de l’Iran. Ces unités kurdes devront affronter l’armée iranienne dans les montagnes, appuyée par des drones.
Selon CNN et le HuffPost, cela fait plus d’un an que la CIA arme des groupes kurdes iraniens comme le PDKI de Mustafa Hijri depuis l’Irak et la Syrie où ils sont bien implantés pour une offensive terrestre depuis l’ouest iranien.
Des armes sont passées en contrebandes depuis un an ; les Kurdes, encore limités en nombre sur le territoire iranien, comptent sur un soutien aérien des États-Unis et d’Israël.
Il semblerait également que Trump soit en discussion directe avec des leaders kurdes.
Ce qui se joue ici, c’est la jonction entre les forces kurdes iraniennes, irakiennes et syriennes sous parapluie american-israelien. La folie américaine en Syrie prend d’ailleurs tout son sens au regard des opérations actuelles.
Il apparaît aujourd’hui que le contingent de guérilleros kurdes recruté en partie en Irak et en Syrie, est encore trop restreint pour rivaliser avec l’armée iranienne, mais les effectifs recrutés par les États-Unis et Israël pourraient augmenter considérablement et rapidement.
Par cette opération, les États-Unis et Israël visent à créer un second front de pression, forçant l’Iran à diviser ses lancements de drones et à alléger la pression sur d’autres cibles… C’est-à-dire les Israël et les forces américaines qui souffrent bien plus qu’il ne ressort dans les médias.
Cette stratégie s’apparente aux approches employées en Syrie et en Libye : C’est vous dire le chaos qui arrive et cette fois à une toute autre échelle.
Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de penser aux échanges entre Epstein et Thiel sur la stratégie du chaos dans les relations internationales.
Cette nouvelle escalade dans la guerre laisse malheureusement présager du pire.
Les scénarios d’une guerre courte par échange de missiles comme en juin dernier est désormais obsolète et il est difficile de voir comment la région pourrait retrouver un semblant de stabilité à un horizon proche.
Vous le voyez, les kurdes sont chauffés à blanc, le Hezbollah est en
effervescence, le Liban plonge un peu plus dans la chaos et les Houthis semblent prêts à basculer à tout moment.
Dans cette guerre qui n’est pas la nôtre l’Europe se retrouve en première ligne malgré elle.
Le marché du gaz européen est celui qui a le plus mal réagi à l’annonce de la guerre. Alors que le pétrole Brent évolue à environ 83$ soit 15% de hausse au moment où j’écris ces lignes, le gaz européen et lui à +60% !
Nous oublions aussi un peu vite que l’Iran pourrait cibler des objectifs sur le territoire de l’Union Européenne et il est douloureux de voir que l’Espagne doit faire cavalier seul dans son opposiiton à Trump.
Nous voyons déjà les files se former aux stations essence et malheureusement pas tout à fait à tort… S’il est trop tôt pour que les prix explosent ou que le rationnement arrive, c’est bien l’horizon et il pourrait arriver plus vite que prévu.
Je vous rappelle que j’organise une soirée spéciale sur les conséquences économiques et financières de la Guerre en Iran, ce soir jeudi 5 mars à partir de 20h accessible sur inscription ICI.
Au programme de la soirée :
- Ce que nous savons du conflit et ce que nous pouvons désormais anticiper
Point complet sur les forces en présence
- L’Europe et la France durement touchés
Alors que personne ne s’y attendait, le marché européen du gaz a été le plus durement touché par la crise.
- Comment protéger et gérer nos épargnes au jour de la crise
Revue des classes d’actifs face à la crise : Énergie, Bourses, monnaies, cryptos, or, matières premières…
La soirée est accessible gratuitement sur inscription. Je m’attends à ce qu’elle soit très suivie, aussi inscrivez-vous sans attendre EN CLIQUANT ICI.
C’est ce soir, jeudi 5 mars à partir de 20h.
À ce soir et à votre bonne fortune,
Guy de La Fortelle
PS : Si vous souhaitez suivre cette soirée mais que vous n’êtes pas disponible, inscrivez-vous pour avoir accès à la rediffusion.


