Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
Ce jeudi 28 mai est le jour où la paix entre les États-Unis et l’Iran aura failli.
Elle aura failli se faire cette semaine.
Elle aura failli pour de bon.
On vous a vendu, en début de semaine, un accord imminent entre les États-Unis et l’Iran. Les parieurs en ligne, donnaient 76% de probabilité d’un accord de paix permanente entre les États-Unis l’Iran avant fin juin.
Aujourd’hui, nous retombons à 42%. Entre-temps ? Rien. Ou plutôt si : le réel reprend ses droits, comme toujours.
Vous connaissez ma vieille rengaine depuis mars : Il n’y a pas de zone de négociation entre les belligérant. Les lignes rouges ne se croisent pas.
L’Iran ne peut pas abandonner son programme nucléaire sans signer sa disparition à terme. Israël ne peut pas accepter un Iran nucléaire sans risquer la sienne. Les monarchies du Golfe vivent avec ce voisin comme une menace permanente. Quant aux États-Unis, ils sont pris au piège politique : s’enliser ou se retirer, dans les deux cas le coût électoral est majeur à quelques mois des midterms.
Autrement dit : pas de sortie honorable pour tous les belligérants.
Seul l’épuisement par le temps ou les armes aura raison de cette guerre.
Fausse paix, vraie guerre
Pendant que les télévisions iraniennes annonçaient hier un accord quasiment signé… les frappes reprennent. Drones interceptés, tensions militaires, et surtout bascule stratégique assumée : « le champ de bataille principal est désormais économique » selon les mots du président iranien.
C’est là que tout se joue.
Le détroit d’Ormuz est le cœur du système. Pas seulement pour le pétrole.
Une part massive des flux énergétiques mondiaux y transite, mais aussi des infrastructures critiques, notamment des câbles sous-marins reliant l’Europe à l’Asie.
L’Iran, contrairement à ce que beaucoup pensent, n’est pas sans levier. Privé d’exportations pétrolières, il peut monétiser le chaos : contrôle du passage, pression sur les flux, perturbation des échanges. Cela fait quarante ans qu’ils vivent sous sanctions. Ils sont préparés.
L’Occident, lui, ne l’est pas.
Le grand mensonge de la résilience : Les stocks de pétrole s’épuisent
Si l’on regarde autour de nous, à la pompe, au supermarché, à la télé, il semble que « ça tient ».
C’est vrai — pour l’instant.
Mais à quel prix ? Celui de la liquidation de nos réserves. L’Agence internationale de l’énergie alerte : les stocks de pétrole n’ont jamais baissé aussi vite.
Nous avons consommé notre assurance en pariant sur une guerre courte.
Elle ne l’est pas.
Résultat : une fois les stocks épuisés, il n’y aura plus d’amortisseur. Le choc sera direct. Et il arrivera probablement entre cet été et l’automne.
Les prix à la pompe autour de 2 € masquent une réalité bien plus brutale : nous sommes déjà en train de préparer une pénurie.
L’effet domino énergétique
Le pétrole n’est qu’une pièce du puzzle.
En Europe, le gaz reste l’énergie de dernier recours pour l’électricité. Or les stocks ne se reconstituent pas correctement, notamment à cause des conditions climatiques actuelles. On rejoue, sous une autre forme, le scénario de 2022.
Ajoutez à cela :
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Des marchés financiers sous tension.
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Une bulle de private equity qui commence à se fissurer.
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Des géants de la gestion d’actifs fragilisés.
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Une dette publique hors de contrôle.
Et vous obtenez une crise systémique : énergétique, financière et monétaire.
Le président iranien a raison sur un point : la guerre est désormais économique.
Ce qui vient : inflation… puis pénuries
Depuis des mois, certains annoncent un retour durable de l’inflation. C’est déjà en cours. Mais le véritable sujet est ailleurs : la pénurie.
Quand il n’y a plus d’offre, il n’y a plus de prix.
Nous entrons dans un monde où l’on ne régule plus par les taux d’intérêt, mais par l’accès aux ressources. Avec, en ligne de mire, des scénarios que l’on croyait réservés aux manuels d’histoire : rationnement, restrictions énergétiques, voire confinements ciblés.
Ce n’est pas une certitude. Mais c’est désormais un risque qu’il est suicidaire d’ignorer.
Le retour du réel… et du local
Ce type de crise pose une question fondamentale : où vivez-vous ?
Les grandes villes sont des machines efficaces… tant que les flux fonctionnent.
Mais elles deviennent extrêmement vulnérables dès qu’ils s’interrompent. Quelques jours suffisent pour vider les rayons. Sans électricité, plus d’eau, plus de chauffage, plus de logistique.
À l’inverse, les zones rurales disposent de marges de manœuvre :
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Capacité de stockage.
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Accès direct à certaines ressources.
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Réseaux d’entraide informels.
L’histoire est claire. À la chute de l’Empire romain, les populations quittent les villes, l’alphabétisation s’effondre, les constructions régressent. Les sociétés se relocalisent.
Nous n’en sommes pas là. Mais la dynamique est enclenchée.
L’or, la monnaie… et l’illusion
Dans ce contexte, beaucoup s’interrogent sur les valeurs refuges.
L’argent métal peut servir dans une logique d’échange local. Mais ce n’est pas son rôle principal aujourd’hui.
L’or, en revanche, reste un actif de réserve. Non pas pour acheter votre pain demain matin, mais pour préserver votre patrimoine dans un système monétaire en délitement.
Car oui, le système hérité de Bretton Woods est en train de craquer. Et dans l’histoire, ces phases se terminent toujours de la même manière : retour, d’une façon ou d’une autre, à une forme d’ancrage réel.
Ce qu’il faut faire maintenant
Il n’y a pas de solution parfaite. Mais il y a des priorités.
Se préparer, progressivement :
- Constituer des réserves de base, y compris d’essence si besoin ;
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Réduire sa dépendance aux flux critiques ;
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Réfléchir à son lieu de vie ;
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Diversifier son épargne hors du système purement financier.
Et surtout : accepter que le monde qui vient sera moins fluide, moins abondant, plus contraint.
C’est inconfortable. Mais c’est le réel.
Ma recommandation est simple : commencez par sécuriser votre résilience avant de chercher du rendement. Dans le monde qui arrive, survivre financièrement vaudra bien plus que performer.
Et rendez-vous ce soir pour en discuter ensemble et en direct : CLIQUEZ ICI pour vous inscrire à la soirée : Contagion financière et monétaire
À votre bonne fortune et à ce soir,
Guy de La Fortelle

