Pourquoi nous offrons des cadeaux (2e partie)

25 12 2019
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Pourquoi nous faisons des cadeaux (2e partie)
 
Mon cher lecteur,
 
Nous faisons des cadeaux pour faire plaisir.
 
Selon le mot de Pascal, « L’homme est né pour le plaisir : il le sent, il n’en faut point d’autre preuve. Il suit donc sa raison en se donnant au plaisir. »
 
Mais plaisir à qui ?
 
Nous faisons des cadeaux pour nous faire plaisir.
 
Il nous faut bien l’avouer, cela commence souvent ainsi. Nous offrons les cadeaux que nous aimerions recevoir ou ces cadeaux dont nous retirons un intérêt ou qui nous donnent un ascendant sur l’autre.
 
Nous faisons, bien sûr, des cadeaux pour faire plaisir à l’autre.
 
Nous offrons les cadeaux dont l’autre a envie, qui comblent un besoin, un manque, un désir inassouvi.
 
Nous faisons des cadeaux, plus rares, pour faire plaisir au cœur et à l’âme.
 
Nous offrons les cadeaux qui élèvent et apaisent, les cadeaux qui ne sont pas utiles ni désirés mais qui disent simplement je pense à toi, je t’aime, je me soucie de toi.
 
Nous faisons des cadeaux, enfin, pour faire plaisir à Dieu.
 
Il y a fort longtemps, j’ai entendu une homélie d’un prêtre et ce que je vous livre est ce qui s’est gravé dans ma mémoire.
 
Oh, il n’est pas besoin d’être Chrétien, ni même croyant, pour faire un cadeau qui fasse plaisir à Dieu.
 
Il suffit de reconnaître qu’il existe, dans l’univers et la nature, des forces qui nous dépassent totalement, qui sont en dehors de notre compréhension et de notre rationalité, radicalement. Il nous suffit de reconnaître cette part d’infini qui nous est tout à la fois étrangère et en nous et qu’il existe un plaisir transcendant qui dépasse de loin ceux de nos passions et des publicités.
 
Mon cadeau pour vous ce soir est ces quelques lignes. Elles me font plaisir car cela faisait longtemps que je voulais les couchers sur le papier. J’espère qu’elles vous feront également plaisir, qu’elles vous seront utiles et bonnes.
 
C’est ma manière, en ce jour de Noël de vous dire que je me soucie de vous et c’est aussi, si Dieu le veut, une manière de lui faire plaisir.
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle
 
PS : la première partie plus terre à terre est disponible ici.


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