ALERTE : Le pétrole s’enflamme

02 09 2026
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Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
C’est la rentrée et comme nous le craignions avant l’été, c’est le moment où la crise énergétique reprend de plus belle.
Au moment où j’écris ces lignes, le pétrole frôle à nouveau les 100 $. Le gaz européen est en énorme tension avec un remplissage des stocks à 63 % au-delà des 80 % nécessaires pour l’hiver à cette date et un prix qui s’envole.
La pause estivale annoncée a bien eu lieu, elle est bien finie.
On a cru être sauvés cet été : vers le 20 août, Trump avait révélé un « corridor secret » à Ormuz par lequel le pétrole serait passé… la petite étendue d’eau la plus scrutée de la planète aurait permis de cacher un corridor… Et il aurait été opportun de révéler publiquement ce secret.
Quelle mauvaise blague : Nous savons bien que les annonces de Trump n’ont aucun autre usage que celui de lancer de grandes manipulations de marché pour l’enrichir ainsi que sa famille et ses sponsors.
Cela étant dit, plusieurs d’entre vous me demandent pourquoi le pétrole ne s’est pas envolé davantage.
Le pétrole s’est bien envolé
Lors de la hausse de mars-avril, la manipulation avait été totale et pendant que le pétrole se négociait à 110 $ sur les marchés, il était à près de 150 $ en livraison physique. J’avais analysé cette manipulation extrême à l’époque.
Aussi, le pétrole, le vrai, ce liquide visqueux qui fait encore et toujours tourner nos économies, est bien monté au plafond.
Mais alors que je pensais que les prix de marché rattraperaient les prix physiques, il s’est passé l’inverse.
Les courtiers physiques : Ont lâché les premiers. J’ai discuté avec l’un d’eux qui l’explique très simplement :
« Comment veux-tu que j’achète un baril de pétrole au mois d’avril à 150 $ qui me sera livré au mois de juillet… Je ne peux pas prendre le risque de payer un baril 150 $ qui n’en vaudra sans doute pas 100 à sa livraison. »
C’est ainsi que les prix physiques se sont effondrés. À la place, tous les acteurs du marché ont fait les fonds de tiroir et vidé les stocks et c’est ainsi que nous nous retrouvons le 2 septembre avec des réserves stratégiques aux États-Unis au plus bas depuis 1982.
Et toutes les annonces de Trump n’y font rien : Les réserves fondent, les amortisseurs se cassent et la situation, elle, continue d’empirer à mesure que nous perdons nos capacités à l’affronter.
La seconde raison pour laquelle le marché tient plus longtemps que prévu vient de Chine.
L’émergence de la Chine comme superpuissance du pétrole
La Chine est apparue depuis 6 mois que le véritable acteur stabilisateur du marché.
Alors que la Chine n’est pas un producteur de pétrole important, ils ont constitué des stocks monumentaux et surtout développé des capacités de raffinage qui font de l’Empire du Milieu la plaque tournante du pétrole en Asie.
Or, la Chine a réduit ses importations de 5 millions de barils/jour avec l’éclatement de la crise au mois de mars. Ils sont passés brutalement de 11 à 6 millions de barils/j. C’est de loin l’amortisseur le plus important qui a permis d’amortir – un peu – cette crise.
Cette baisse d’importation a été compensée par les stocks mais également par un serrage de vis régional et local : N’oublions pas que la Chine traverse une grave crise de DÉFLATION — l’inverse de nous — liée à la concurrence débridée que se mènent les entreprises chinoises. Dans ce contexte, il n’était pas inutile de limiter un peu la consommation énergétique.
Mais ce moment est fini et la Chine a repris ses importations qui sont répassées au-delà de 8 millions de barils/j cet été.
Vous voyez la situation : Nous avons usé nos amortisseurs au moment où nous allons en avoir le plus besoin !
La grande crise du raffinage
Il faut ajouter un nouveau problème et non des moindres : Nous faisons face à une énorme crise du raffinage de diesel et kérosène pour 3 raisons :
  • Pétrole du golfe est idéal pour le raffinage du diesel et du kérosène. Il est remplacé par d’autres qualités moins performantes. Par exemple, le WTI américain permet de tirer 1/3 de diesel et kérosène EN MOINS de l’Arabian Light… Pour la même quantité de brut ! À ce jeu-là, l’Ourals, la qualité russe est celle qui se rapproche le plus du pétrole du golfe mais non seulement notre embargo nous interdit de l’utiliser mais…
  • Les grandes campagnes de destruction des capacités de raffinage russe par l’Ukraine ont détruit 30% des capacités de Moscou. Poutine a été contraint de déclarer un moratoire sur les exportations de produits raffinés ;
  • Il s’est passé la même chose dans le golfe persique : 20% des capacités de raffinage ont été détruites….
La Chine reprend ses importations
La Chine a donc intérêt à faire fonctionner ses raffineries à plein régime tout en préservant leurs stocks à long terme.
C’est ainsi que nous attaquons ce mois de septembre en fragilité extrême face au pétrole et au gaz, en particulier en Europe.
Avant les pénuries, qui risquent d’arriver malgré tout, le premier constat est celui de l’inflation.
Il est urgent pour nous de nous protéger d’un choc inflationniste.
Protégez-vous d’un choc inflationniste
Mes amis se moquent gentiment de moi face à ma recommandation de faire des stocks : elle est pourtant cruciale et après avoir rigolé, ils m’appellent généralement pour me dire les courses qu’ils ont été faire en prévoyance.
D’un point de vue des investissements, cela signifie revenir au réel et en particulier investir sur l’énergie.

Si les prix du pétrole et du gaz européens sont trop élevés pour entrer aujourd’hui, c’est l’uranium qui devrait attirer votre attention en ce moment.
La stratégie que j’ai présentée fin juin a déjà fait des petits et une performance de +55 % en 2 petits mois.
Je vous la présente à nouveau ce soir. L’événement est gratuit mais limité à 500 places. Il en reste quelques-unes à saisir ici.
À votre bonne fortune et à ce soir,
Guy de La Fortelle

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