Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
Y aura-t-il des négociations entre l’Iran et les États-Unis ou n’y en aura-t-il pas… Là N’est PAS la question.
Un premier tour a échoué avant même d’avoir commencé. Les délégations se sont séparées après seulement 20h de pourparlers, c’est-à-dire rien au vu des moyens colossaux pour permettre cette réunion sous haute sécurité.
Islamabad a littéralement été mis en état de siège… Pour rien. Mais déjà l’on parle du second tour, peut-être la semaine prochaine.
Les marchés semblent s’y raccrocher comme un bulot à son rocher.
Les Echos n’ont-ils pas écrit il y a 3 jours que « pour les Bourses la guerre en Iran est déjà terminée » ?
Et la marmotte met le chocolat dans le papier d’alu…
Ils se croient tout-puissants
N’oubliez pas, mon cher lecteur, que la finance fonctionne par « prophétie auto-réalisatrice » si une grosse baleine parie massivement à la hausse ou à la baisse alors le banc des petits poissons suit et provoque la hausse ou la baisse anticipée.
Pire encore, ces prix insensés sont quasiment un ultimatum : Les Bourses veulent que la réalité s’adapte au cours de Bourse optimal et non l’inverse.
Les grands opérateurs boursiers ont une fâcheuse tendance à se prendre pour Dieu : Ils pensent que leur parole est performative, leurs prophéties auto-réalisatrices (on le penserait à moins) ; qu’il leur suffit de dire pour qu’il soit.
Le 8e jour, le Banquier dit « que le pétrole soit à 70$ »… Mais le pétrole ne descend pas à 70$.
Le baril de pétrole physique est 30$ plus cher que sur les marchés !
À force d’artifices il reste coincé entre 95 et 105 sur les marchés.
Mais en livraison physique, le baril de Brent est à 130$. Pire encore, le kérosène d’aviation est à plus de 200$ en Europe… La pénurie arrive.
Il va bien falloir que les marchés et la réalité se réconcilient… Et c’est ce qui va finir par arriver. Peut-être demain, la semaine prochaine ou dans un mois…
Chaque jour qui passe rend la chute plus douloureuse et ce ne sont pas les livraisons physiques qui vont redescendre selon mon analyse.
Les négociations ne peuvent pas aboutir : Les deux positions sont radicalement irréconciliables, nous le savons bien que ce soit sur le nucléaire ou sur Ormuz.
Les journaux et les marchés regardent anxieusement vers Islamabad espérant que la voix diplomatique prennent le pas sur les bombes…
L’escalade américaine
Mais pendant ce temps, les États-Unis à leur tour ferment Ormuz aux navires iraniens… Ou bien font-ils semblant : Car c’est une chose d’interdire un passage, c’en est un autre d’arraisonner, pire attaquer, un navire sous pavillon chinois.
La marine américaine va-t-elle mettre à exécution la menace de Trump, relancer l’escalade ou bien s’écraser ?
Forcer la Chine à se positionner clairement dans ce conflit est l’une des pires choses qui puissent arriver à Trump.
L’adage selon lequel Trump se dégonfle toujours va-t-il à nouveau être vérifié ? Trump Always Chickens Out… Un nouveau TACO selon l’expression désormais consacrée.
Dans les deux cas, escalade ou bluff, le résultat est le même : Revers pour les États-Unis qui n’arrivent pas à rouvrir Ormuz.
Pourtant, un autre porte-avions, le George H. W. Bush, fait désormais route vers le détroit…
Pourtant, Pete Hegseth, le secretary of war américain, a signé HIER un accord de coopération militaire renforcée avec l’Indonésie qui lui donne la mainmise sur le détroit de Malacca, porte de la Chine.
Ce n’est pas le jeu de la paix que jouent les États-Unis. Avec beaucoup de mansuétude, nous pourrions éventuellement imaginer une « stratégie du fou » à la Reagan mais ce qui a échoué en mars ne risque pas de porter des fruits en avril. L’erreur est humaine, mais la persévérance…
Et c’est bien le problème, les États-Unis n’ont aucune porte de sortie honorable. Alors ils persévèrent.
Mieux vaut un péage qu’un blocage : pénurie pour début mai !
Patrick Pouyanné, patron de Total, a mis les pieds dans le plat : « Mieux vaut un péage qu’un blocage » a-t-il déclaré à l’encontre des vitupérations de Trump pour une réouverture complète d’Ormuz… Ou une fermeture complète à défaut.
Mais pour le moment c’est le blocage qui gagne et les stocks stratégiques qui descendent dangereusement.
Souvenez-vous, 400 millions de barils ont été libéré au début de la guerre eh bien nous en avons consommé 250 millions. Au rythme actuel, nous devrions atteindre la cote d’alerte des réserves stratégiques… Début mai.
Cela signifie qu’il aurait fallu trouver une solution début avril pour laisser le temps aux bateaux de rejoindre l’Europe et l’Asie depuis le golfe persique. Il est déjà trop tard.
Ce qui risque de nous tomber sur le coin de l’œil, c’est un confinement énergétique puisque nous avons mangé le pain blanc de nos réserves en priant pour une issue rapide qui n’est jamais venue et n’est pas plus à l’horizon que le retour du Messie.
Mieux que le pétrole
Alors oui, la première chose à faire, ce sont des stocks.
La seconde est de vous positionner sur la hausse de l’énergie pour contrebalancer l’inflation qui monte.
Bien sûr vous pourriez vous positionner sur le pétrole ou des entreprises pétrolières mais les perspectives de gains ne sont pas si fortes : à 100$ vous pouvez espérer que le pétrole monte à 150, davantage est trop spéculatif car encore faut-il pouvoir vendre au bon moment.
Bien plus intéressant est le gaz naturel.
L’opportunité du gaz naturel
Après avoir flambé au début du conflit, il est redescendu grâce à un printemps très doux en Europe.
Mais ce n’est que reculer pour mieux sauter. Car il va bien falloir remplir les stocks cet été et c’est alors que nous nous rendrons vraiment compte des dégâts faits aux unités de liquéfaction au Qatar, à tous les méthaniers qui n’ont pas pu livrer leur gaz depuis un mois, à toute la production arrêtée qui mettra des mois à être redémarrée pour partie et des années à être réparée pour l’autre.
Or nous avons tendance à oublier que nous nous fournissons encore en gaz russe en Europe.
Le patron d’ENI peut bien supplier pour que Bruxelles lève l’interdiction totale d’importation de gaz russe d’ici la fin de l’année… Le risque aujourd’hui est que Poutine, comme en 2022, arrête de lui-même les livraisons juste au bon moment, pour faire exploser les prix… Comme en 2022.
Là ce ne sont pas 50% de gains potentiels mais 10 à 20 fois plus… Comme en 2022, crise contre laquelle nous n’avons pris aucune mesure efficace.
Profitez-donc de la douceur printanière pour vous positionner sans attendre sur cet actif qui vous permet de vous positionner sur le gaz naturel.
Avant même d’être un investissement à très haut potentiel, investir sur le gaz est une assurance contre un nouveau dérapage.
Comme en 2022, le risque d’une explosion des prix à la hausse portée par la demande d’électricité est maximum et Poutine a le doigt sur la gâchette. Car nous oublions un peu vite que notre système électrique européen dépend du gaz en dernier recours.
Crime ultiime de nos dirigeants, notre nucléaire français qui devait nous mettre à l’abri de telles folies a été bradé aux Allemands… Il n’y a plus de préférence nationale et le précieux courant d’EDF part désormais aussi bien à Francfort ou Munich qu’à Strasbourg, Lille ou Paris.
Vraiment il nous faut prendre nos responsabilités à titre individuel tant notre faillite collective est dramatique.
Je vous détaille toute la stratégie d’investissement dans le gaz naturel dans l’édition du mois d’avril de la Conférence des Investisseurs.
Le fret maritime revient !
Mais ce n’est pas tout, parmi les investissements à haut potentiel, il y a aussi le fret maritime. Là aussi, ce sont des problèmes que nous n’avons pas réglés depuis 2020 quand les armateurs avaient fait des profits monstrueux à cause de l’explosion des prix de fret.
Nous avons vu émerger la famille Saadé, propriétaire de la CMA-CGM, qui a gagné plus de 46 milliards d’euros entre 2021 et 2023 !
43 000 000 000€ pour une seule famille !!
Ils ont fait plus de profits que Total à cette période. Sauf que la CMA-CGM N’est PAS cotée en Bourse. Ces profits inimaginables ont été largement dans la poche de la famille Saadé qui fait ses emplettes depuis, a racheté BFM TV, La Tribune, Brut, La Provence… L’empire africain de Bolloré… pris des participations dans M6 et Carrefour…
Les mêmes conditions sont réunies aujourd’hui… Mais vous ne pouvez pas plus acheter une action de la CMA que de Maersk autre géant européen du fret maritime. Il n’existe pas en Europe d’ETF ou de fonds qui vous permette de vous positionner facilement sur le fret maritime.
Mais j’ai trouvé pour vous une manière ultra-efficace de vous positionner sur le fret maritime et cette hausse potentiellement explosive.
La Défense européenne en plein rattrapage
Dans ce dossier Guillaume Mayot, mon compère de la Conférence des Investisseurs, dévoile également sa stratégie sur l’industrie de défense française et européenne, hors Allemagne.
Nous savons bien que la première expression de notre souveraineté réside dans notre défense. Nous savons également que Bruxelles ouvre grand les crédits pour le réarmement de l’Europe.
Rien que pour ces 3 pépites, ce dossier mérite toute votre attention.
Mais c’est aussi le moment de nous repositionner sur l’or. Il y a aussi une ouverture sur la blockchain et les cryptomonnaies qui passe largement inaperçue.
Nous faisons encore un point complet sur les Bourses, la bulle du Crédit Privé, l’impact de la guerre sur les grandes monnaies…
C’est à mon avis la synthèse la plus complète sur les effets de la guerre en Iran sur les marchés financiers.
Accédez à la conférence en ligne, aux alertes et aux points hebdomadaires
Cette analyse est encore complétée par la Conférence en ligne complète à laquelle vous avez accès en même temps que le dossier.
Cette conférence de 2 heures s’accompagne elle aussi d’une mise-à-jour hebdomadaire de 30-40 minutes pour faire le point complet sur la situation et répondre à vos questions EN DIRECT. Nous avons mis en place ces mise-à-jour spéciale crise pour vous tenir informé au plus près des événements.
La prochaine MISE-À-JOUR EN DIRECT a lieu demain mercredi 15 avril à 20h. Si vous souhaitez y participer, il suffit de vous inscrire ICI.
C’est le moment où jamais pour rejoindre le cercle des investisseurs. Ce n’est pas si souvent que de telles opportunités s’ouvrent à nous et c’est encore plus rare que ces opportunités se révèlent vitales pour protéger nos épargnes et patrimoines.
À votre bonne fortune et à demain,
Guy de La Fortelle
PS : Je crois que j’étais bien un des seuls à recommander le pétrole au mois de décembre dernier. Les membres de La Conférence des Investisseurs ont déjà pu prendre des gains de plus de 80% en 4 mois avec encore une belle moisson devant nous. S’il est désormais moins intéressant de nous positionner sur le pétrole… le gaz, le fret ou la défense, eux, vous offrent des potentiels encore plus explosifs :


