Envoyer l’armée, c’est nommer l’ennemi

21 03 2019
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Mon cher lecteur,
 
Ils vont donc envoyer l’armée face aux gilets jaunes samedi prochain.
 
Il y a une différence entre un policier et un militaire.
 
Elle est à leur bandoulière.
 
Lorsque vous tirez dans la cuisse de quelqu’un avec un fusil d’assaut, FAMAS ou HK416, la balle de petit calibre a une telle vélocité qu’elle peut ressortir par le crâne après avoir été déviée à angle droit par un os comme une tête du fémur.
 
Ce sont des armes de guerre conçues avec le plus grand soin pour éliminer une menace, neutraliser un ennemi, le plus efficacement possible. À ce jeu personne ne fait mieux que la grande faucheuse :
 
Un militaire est entraîné à tuer et armé pour cela.
 
Peut-être vous souvenez-vous de « l’événement d’Orly » en mars 2017, un islamiste s’est jeté, pistolet au poing, sur une militaire en patrouille dans l’aéroport d’Orly afin de lui dérober son fusil. Il a été abattu de 2 balles dans le torse par ses collègues de patrouille après deux minutes de corps à corps intense.
 
Seuls les réflexes acquis par un entraînement intensif au combat a permis d’éviter le drame, d’éliminer la menace et de neutraliser l’ennemi. Ce même entraînement a également permis d’abattre un autre terroriste en gare de Marseille, encore en 2017. Ils semblent avoir compris depuis.
 
Il ne suffit pas de troquer leur arme pour faire des militaires des policiers. Il ne suffit pas de définir une nouvelle procédure, on parle ici de situations de stress intenses où seuls les réflexes comptent. Tout leur entraînement a été conçu et optimisé pour la guerre. C’est une tautologie de le dire mais nous en sommes là :
 
Envoyer l’armée contre les gilets jaunes samedi prochain, c’est identifier une menace, nommer un ennemi.
 
La justification d’une telle mesure devient acrobatique.
 
Ils ne s’y sont pas trompés. Comme dans un mauvais film hollywoodien, ils ont fait appel à la plus grande des pros, l’experte incontestée de l’enfumage à l’insondable audace. Ils l’ont rappelée de son exil polaire, ils l’ont décongelée pour l’occasion.
 
C’est Ségolène Royal qui s’y est collée en toute décontraction au micro de RTL :
 
« Je vais vous faire un aveu je me suis demandé pourquoi ça n’avait pas été fait plus tôt … Les militaires sont là pour lutter contre le terrorisme. Les black blocks ne sont pas des terroristes mais ils sèment la terreur et donc c’est la même chose. »
 
Selon Madame Royal, Les Black Blocks ne sont pas des terroristes mais si en fait ils le sont…
 
Les quoi ?? Les black blocs ?
 
Rappel.
 
  1. Le terme nous vient directement de la Stasi, la police secrète d’Allemagne de l’Est en prise avec des étudiants anarchistes violents dans les années 1980 habillés et masqués de noir pour n’être pas reconnaissables…
  2. Aujourd’hui, un black bloc n’est pas un groupe organisé mais un mode d’action.
  3. Il découle du deuxième point qu’il n’y a pas des gilets jaunes d’un côté et des black blocs de l’autre, mais des manifestants pacifiste et d’autres violents… Comme dans toute manifestation, et c’est pour cela que les CRS existent. Le professeur de droit Olivier Cahn n’hésite d’ailleurs pas à affirmer que les black blocs n’existent pas.
  4. Les interpellations de participants à des black blocs, toujours selon Olivier Cahn, montrent que nous avons affaire à une population homogène d’étudiants d’extrême gauche de la classe moyenne supérieure :
Certains sont issus d’une formation classique à la Sciences-Po, et d’autres viennent notamment des « Kops » d’Auteuil, ces supporters de l’ultra-gauche opérant au Stade de France.
 
Nous sommes très loin de terroristes entraînés en Syrie, de trafiquants de banlieue jouant avec des armes lourdes ou de groupes para-militaire d’extrême droite surentraînés.
L’ennemi, ce sont bien les gilets jaunes. Soutenus à plus de 60% par la population, l’ennemi c’est le peuple.
 
Prenez garde Monsieur Macron que d’aucuns n’acceptent ce titre et se mettent à agir en conséquence.
 
J’écrivais il y a 18 mois au sujet de la crise catalane que ces politiques menaient à la guerre et la pire de toute : la guerre civile.
 
Le pire n’est jamais sûr, mais ne pas s’y préparer est folie.
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle 
 
 
 
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