De quoi demain sera fait

19 03 2019
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Mon cher lecteur,
 
Hier, le préfet de Police de Paris a été limogé.
 
Il a été remplacé par un dur : Didier Lallement, préfet de Gironde. Il a récemment cautionné les violences policières à l’encontre d’un député LFI, représentant de la nation. C’était en marge d’une manifestation des gilets jaune à Bordeaux, même si la manifestation était interdite la loi stipule qu’aucune contrainte physique ne peut s’opposer à la circulation et l’action d’un parlementaire.
 
Un préfet qui bafoue la loi dont il est un éminent garant et en obtient une promotion… Voilà qui n’est pas anodin.
 
Mes lecteurs réguliers savent que je ne suis pas coupable de beaucoup de sympathies à l’égard de la France Insoumise, mais à tout prendre, je préfère un député trop zélé qui arpente son terrain à un président au ski et son ministre de l’intérieur lubrique en boîte de nuit.
 
En plus de la nomination de ce préfet de police sans scrupule, les manifestations vont être interdites dans les lieux les plus emblématiques du mouvement, ce qui déplace le problème sans y apporter le début d’une réponse et des drones de surveillance vont être déployés.
 
Ces mesures radicales sont censées répondre au regain de violences du week-end dernier. Mais que fait la police ? Justement, le secrétaire général de l’UNSA Police, 2e syndicat des forces de l’ordre remet officiellement en cause la gestion du week-end dernier :
 
C’est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu’il y a des responsabilités. […] On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire. Je mets en cause ceux qui ont décidé que ça se passe comme ça et qui n’ont pas donné les instructions pour que ça se passe autrement.
 
Macron est en train de jouer au pompier pyromane.
 
Cette diabolisation des gilets jaunes est en train de couper la France en deux. D’un côté Macron fabrique l’ennemi devant lequel rallier ses troupes et soutiens pour l’éternel barrage, de l’autre, le mouvement regagne du terrain dans l’opinion avec 61% d’opinion favorable, très loin des cotes de popularité d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui prennent ces dangereuses mesures.
 
Rien de bon ne peut en sortir.
 
 La révolte des gilets jaunes est un révélateur, un accélérateur d’une évolution entamée il y a déjà bien longtemps. Il y a deux ans déjà, j’avais tenté d’imaginer l’avenir que ces gens nous promettent. Macron n’était alors que candidat… Mais les fondations étaient déjà profondément jetées :
 

De quoi demain sera fait

Initialement publié le 1er mars 2017 sous le pseudonyme Olivier Perrin
 
 
Chère lectrice, cher lecteur,
 
Ce matin-là, on a enlevé le drapeau à la mairie. On l’a remplacé par celui de l’Union.
 
Il y a peu de monde sur le parvis. Vous alliez entonner la Marseillaise mais c’est l’Hymne à la joie qui retentit.
 
Nous sommes un 9 Mai, c’est la fête de l’Europe.
 
Des militaires patrouillent mitraillette au bras pendant que d’autres filtrent l’entrée de la « zone de manifestation sécurisée ».
 
Vous vous retournez. Un drone, pas plus gros qu’un colibri est en train de vous dévisager.
Vous recevez une notification sur votre téléphone. C’est la compagnie d’assurances : pour votre sécurité, il ne faut pas rester trop longtemps au même endroit (Au bout de 3 rappels, une amende est prélevée automatiquement sur votre compte).
 
Nouvelle notification sur votre téléphone, 3 attentats ont été déjoués cette semaine.
 
En rentrant chez vous, vous vous arrêtez au distributeur géant qui a remplacé la supérette. Sur l’écran vous choisissez un plat préparé de bœuf bourguignon. ACHAT REFUSÉ. Vous avez déjà consommé votre « quota-santé » de viande. Nouvelle notification de votre assureur sur votre téléphone : « une bonne alimentation contribue à une bonne santé ». Vous tremblez pour votre bonus.
 
Vous vous rabattez sur le gratin végétarien que vous propose l’écran avec insistance. ACHAT REFUSÉ. Vous n’avez plus assez de crédit disponible.
 
Vous venez pourtant de recevoir votre allocation retraite universelle. Vous appelez la banque en vain. La seule chose que vous obtiendrez de la machine est un petit sachet de carottes à la belle couleur orange et au goût de javel.
 
Vous tournez dans votre poche une vieille pièce de monnaie que vous gardez comme une relique depuis que l’argent liquide a été interdit pour lutter contre le financement du terrorisme.
 
Vous ne vous risquerez pas au marché noir ce soir. Depuis que le gouvernement a mandaté des sociétés privées pour lutter contre les transactions illicites, le nombre de drones de surveillance a explosé.
 
Nous sommes en 2025. Et vous vous demandez bien comment on a pu en arriver là.
On a supprimé les contrôles aux frontières… Mais était-ce pour mieux les réinstaller au cœur même de nos villes ?
 
Est-ce vraiment pour préserver la paix que l’on a instauré un climat de guerre perpétuelle ?
Est-ce au nom de la libre concurrence qu’on a créé des sociétés plus puissantes encore que les États, pour vous dicter jusqu’à ce que vous devez mettre dans votre assiette… Non pas pour votre santé, mais pour leurs profits ?
 
Serait-ce cette norme sanitaire européenne qui donne aux carottes ce goût de javel ? Ou le traité de libre-échange qui a eu la peau du camembert au lait cru.
 
Personne, pourtant, ne voulait de cette Europe-là.
 
Les Grecs en 2015 avaient bien voté contre le plan de sauvetage de l’Europe. Ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà la retraite de base d’un Grec est en dessous du seuil de pauvreté.
 
Les Français en 2005 avaient voté contre la constitution européenne : ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà 80 % des lois votées par le parlement français ne sont que des ratifications de directives européennes.
 
Les Italiens aussi avaient dit non en 2016 juste après que le Royaume-Uni ait voté sa sortie de l’Union-Européenne…
 
Tous les pays qui organisent un référendum sur la construction européenne disent NON. Non nous ne voulons pas de cette Europe-là.
 
Et encore n’a-t-on pas posé la question aux Espagnols, aux Portugais, aux Hollandais, aux Allemands…
 
Le président slovaque Robert Fico qui présidait jusqu’au 1er janvier 2017 le Conseil de l’Europe a eu beau supplier les États membres d’arrêter les référendums sur l’Europe, le débat persiste dans plusieurs pays.
 
Est-ce bien cela que nous voulons ?
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle
 
 
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