Même les militaires s’y mettent !

06 09 2026
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Ma chère lectrice, mon cher lecteur, 
 
La célèbre banque américaine Citi Group a publié vendredi un rapport sur l’uranium qui confirme mes analyses.
 
À ce sujet, ll reste environ 80 places sur les 500 pour la soirée sur l’URANIUM qui commence à 20H CE SOIR. Si vous souhaitez une place, la soirée est GRATUITE et sur INSCRIPTION ICI.
 
La banque maintient une perspective structurellement haussière sur l’uranium, anticipant une hausse significative des prix due à la demande croissante du nucléaire et aux contraintes d’approvisionnement. 
 
Le rapport prévoit que les prix de l’uranium dépasseront les 100 $/livre au cours des trois prochains mois. Elle confirme donc l’analyse que je présentait mercredi dernier : le plafond des 90$ est bien cassé et ils devraient continuer leur hausse à plus long terme à 115$ ou davantage, tirés par l’expansion des centrales nucléaires et la construction de réacteurs modulaires (SMR), toujours selon la hausse. 
 
Les facteurs clés soutenant cette thèse incluent :
  • Demande électrique en hausse : La demande américaine en électricité devrait augmenter de 13 % d’ici 2030, principalement alimentée par les centres de données et l’IA.

     
     

  • Déficit d’offre : L’absence de nouveaux projets miniers majeurs d’ici cinq ans et la croissance limitée de la production existante (notamment au Kazakhstan et au Canada) créent un déséquilibre structurel.

     
     

  • Essor des réacteurs modulaires : Les réacteurs modulaires pourraient représenter jusqu’à 20 % de la demande mondiale d’uranium d’ici 2040, ajoutant une pression à la hausse à long terme. 
Face à ces nouveaux besoin en électricité, trois centrales nucléaires sont en cours de redémarrage aux États-Unis, parallèlement à des augmentations de puissance et allongements de durée de vie pour le parc en activité.
 
La demande militaire pourrait devenir une autre source de consommation d’uranium (cela aussi nous en parlions déjà mercredi et à nouveau ce soir).
 
C’est un changement majeur. Historiquement, 25% de la consommation des centrales venaient d’ogives nucléaires dégradées et reconverties en combustible civil.
 
Non seulement, la remilitarisation en cours fait tomber à 10% la part  de nucléaire militaire dégradé en combustible civiles mais le programme Janus de l’armée américaine fait repartir la demande militaire à la hausse.
 
Selon moi, la partie la plus intéressante du rapport concerne l’enrichissement.
 
Citi note l’enjeu géopolitique majeur de reconstituer des stocks et des capacités d’enrichissement HALEU.
 
Le HALEU est un combustible utilisé par les centrales américaines et jusqu’ici produit quasiment exclusivement par les russes !

  
À votre bonne fortune et à tout à l’heure,
 
Guy de La Fortelle
 
PS : Il y aura un replay de la soirée pour ceux qui se seront inscrits ICI.


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